Les Effets du Cannabis sur l'Organisme chez le Sportif

03 février 2008

Introduction


        Nous avions à travailler dans le cadre de nos séances de TPE sur le thème  " Les Limites de l'intervention ". Nous avions donc choisi un sujet parmi tant d'autre, et notre choix c'est porté sur " Le Dopage " et plus particulièrement le cas du " Cannabis ". Nous avions donc cherché à définir une problématique pour notre sujet et nous en sommes arrivé à cette question : " Quels sont les effets du cannabis sur l'organisme d'un sportif ? ". Il faut savoir que le dopage concerne deux populations différentes bien distinctes : les sportifs de haut niveau (environ 2000 en France toutes disciplines confondues) dont on se préoccupe beaucoup et auxquels on fait généralement référence quand on aborde les problèmes posés par le dopage, et la masse des pratiquants sportifs (environs 13 Millions) que l'on tend à ignorer bien qu'elle soit tout aussi concernée. Cependant il est impossible de mettre en place une politique cohérente relative aux problèmes de dopage sans prendre en compte ces deux populations.

 

    Nous allons tout d'abord réaliser une étude générale de la plante ; le chanvre, continuer par une série d'exemple sportifs ainsi que les questions que l'on peut se poser le plus fréquemment au sujet de la raison du dopage, pour terminer par étudier les effets du cannabis sur le cerveau et le corps humain en général.

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Parti I : Présentation Générale

 I. Origine


Le mot Cannabis vient du vieil assyrien Quonnobou, renommé plus tard dans l’histoire Cannabis par les Gréco-romains, puis Canapus en latin populaire, il finira par être nommé Chanvre Indien en français. Originaire d’Asie Centrale, il peut néanmoins être cultivé dans les régions tempérées et subtropicales que ce soit en intérieur comme en extérieur. Considéré comme plante instable par les botanistes, elle est cultivés afin d’obtenir 2 objectifs très différents : d’une part dans sa forme habituelle, la formation de chanvre (Textile) mais également dans la fabrication de substances stupéfiantes. Elle existe en 3 dérivés très connus, la marijuana, le haschich et l’huile de cannabis. D’une façon générale, le cannabis est un hallucinogène léger, mais reste cependant plus dangereux que l’alcool.


    II. Composition

                                         THC_structure

Le delta-9-tétrahydrocannabinol est la molécule la plus connus du Cannabis. Principe actif du cannabis, le THC est à la fois un psycho stimulant et un psycho dépresseur dont les effets peuvent ce rapporter à ceux des hallucinogènes et de l’alcool.

 

Pour comprendre la suite de ce dossier, il est utile de présenter en quoi le THC est-il si important dans l’action du cannabis, et comment il fonctionne, sommairement.

 

En 1992, Devane et Méchoulam découvrent une substance proche du THC, l’anandamine. Elle agit à proprement parler sur les récepteurs spécifiques du cannabis, dits CB1 lorsqu’ils se trouvent au sein du système nerveux central, ou CB2 au niveau périphérique. Lorsque ces récepteurs entraînent plusieurs modifications au niveau neuronal, freinant ainsi la libération des neurotransmetteurs. Cela peut emmener a réduire voir couper toute activité neuronale. C’est ce que nous pouvons considérer comme un effet inhibiteur touchant tout type de neuromédiateurs. Cependant dans certaines régions du cerveau en rapport avec la motricité (Stratium), le contrôle de la volonté (Noyau Accumbens) et les cellules responsables des activités supérieures les plus intégrées (Le cortex préfrontal), on peut constater une augmentation de la formation de la dopamine. On peut donc en conclure d’une façon superficielle que l’importante dépendance psychique provoquée par le delta-9-THC s’explique par l’augmentation de dopamine dans le circuit cérébral de récompense; en l’absence d’apport de cannabis, la baise d’activité dans cette région entraînera un sentiment de recherche et donc de manque.

 

 

D’un second côté, le peu de dépendance physique peut s’expliquer par le fait que le THC étant une substance très lipophile, elle se stocke dans les graisses et le cerveau. Sa durée de vie moyenne est de quatre jours, c’est-à-dire qu’une utilisation périodique à une semaine d’intervalle aboutira à une accumulation de la substance. Une personne dépendant au cannabis, lorsqu’elle arrête sa consommation, ne présentera pas de signes physiques importants.


 III. Utilisations

 


En France le premier usage du cannabis à été découvert par l’armée de Bonaparte en 1798, depuis lors, de nombreuses utilisations on pu être démontrés et nous allons voir quelle sont les principales.

 

Dans un premier temps, l’utilisation la plus normal du chanvre, est bien entendue sa forme Textile. La premier utilisation connu de cette version de chanvre remonte a plus de 4000ans, et depuis il a toujours gardé un certain niveau de prédominance. C’est l’avènement de la culture du coton puis des tissus synthétiques qui le condamnerons à être considéré comme seul « plante à stupéfiants ».

 

Dans une moindre mesure, on retrouve le chanvre dans diverses applications telles que les papiers (cigarettes et même, billets de banques), la cuisine, sous forme d’huile ou de graines; le chènevis. On le retrouve également dans divers cosmétiques.

 

Mais ça dernière utilisation, et qui ne cesses d’augmenter, se retrouve dans le domaine médical, ou il suscite frénésie et passion. Légalisé en Suisse, Australie, Grande Bretagne, Pays-Bas, ainsi que dans 35 Etats américains, le chanvre ne cesse de gagner en popularité.

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Parti II : Le Sportif et le Cannabis

 I. Exemples de sportifs contrôlés positif au cannabis


"... Mohammed Kone contrôlé positif au cannabis.

Alors que le championnat de ProA entame sa 7ème journée, le basket français est montré du doigt par le Dopage. En effet, Mohammed Kone a été contrôlé positif au cannabis. L'affaire en détails..."

    L'interieur ivoirien du Chalon-sur-Saône, Mohammed Kone, contrôlé positif au cannabis le 18 Février 2007 après la rencontre Chalon / Le Mans, a vu  sa suspension alourdie par l'Agence Française de lutte contre le Dopage.

 

    Initialement suspendu pour deux matchs, l'AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) à reformé la décision de la fédération et a suspendu l'ivoirien pour trois mois.

 

    "Ainsi nous venons d'être informés que l'AFDL, par décision du 4 Octobre 2007, a prononcé la sanction de l'interdiction à Mohammed Kone de participer pendant trois mois aux compétitions et manifestations sportives organisées ou autorisées par la FFBB."

    "Cette sanction prends effet à compter du 9 Novembre 2007."

 

    "Le week-end précédent, explique-t-il, j'ai participé à une fête à Lyon avec des amis. Je me suis fais avoir en essayant de faire comme les autres, voila c'est tout... Je paie un moment d'égarement. mais je ne suis pas comme ça. En université, aux États-unis, j'ai été contrôlé à plusieurs reprises, et je n'ai jamais eu de problèmes. Je ne me dope pas. Maintenant, j'ai été pris et j'assume ; j'ai conscience que ça vas changer le regard des gens et du public sur moi. Mais je vais tout faire, me battre encore deux fois plus dur sur le terrain, pour leur prouver que je ne suis pas comme ça. Si au moins mon cas pouvait servir d'exemple aux jeunes et leur montrer ce qu'il ne faut pas faire, poursuit l'intérieur chalonnais qui a entamé une procédure en vue d'adopter la nationalité française, j'aurais moins de regrets ".

    Même si c'est un contrôle positif au cannabis, l'AFDL se veut sévère et veut montrer aux tricheurs que le dopage n'a pas sa place dans le basket.


 

"... Le Vice-champion de France du 400m Haies a été suspendu trois mois

 

" C'est une bêtise que j'assume totalement. ", dit Heni Kechi. Le 19 Juin dernier, l'athlète international de l'Asu Bron a été testé positif au cannabis à l'issue du meeting de Bonneuil-sur-Marne dont il avait remporté le 400m haies en 50"01, assez loin de sa meilleur performance (49"76)..."


 

" Accident de parcours "

    Convoqué devant la commission de discipline le 3 Octobre - le même jour que Naman Keita (positif à la testostérone et suspendu 2 ans) - le Lyonnais de 27 ans, vice-champion de France de la spécialité, a reconnu avoir tiré un joint lors d'une soirée quelques jours avant la compétition. Il n'avait d'ailleurs pas demandé de contre-expertise.

 

    "Je regrette vraiment mon geste, assure-t-il. sur le coup, je n'ai pas réfléchi à ce que je faisais. " En conséquence, l'organe disciplinaire l'a suspendu trois mois, jusqu'au 4 Janvier, considérant qu'il s'agit " d'un accident de parcours " selon l'expression de Michel Marle (vice président de la FFA en charge de l'instruction). Kechi n'aura pas à en pâtir sportivement, la suspension courant sur une période vierge de compétitions. " A l'annonce de ce contrôle positif, j'ai traversé une période pas facile, avoue-t-il. Je me suis senti honteux, vis à vis des gens et de mon entraineur (Djamel Boudebibah). J'ai eu peur qu'on fasse l'amalgame avec ce contrôle positif de Naman Keita, qu'on dise que je me suis chargé. Je sais ce que j'ai fais, j'assume mon erreur, mais je n'ai jamais eu l'intention de tricher. "


II. Pourquoi utiliser du cannabis dans le sport ?


"Le Dopage au cannabis relève surtout de la question des droits et devoirs du sportif "

 

" Les cas positifs au cannabis se multiplient en France ", titrait le journal "L'Equipe", révélant que dix rugbymen on été pris pour fumage de pétards, lors des trois derniers mois de 2007. Auparavant, l'excès cannabique était d'avantages l'apanage des gardiens de football (Lama...) ou des joueurs de Handball.

 

==> Concrètement, pourquoi se dope-t-on au cannabis ?

 

    Il y a plusieurs types d'effets. A la base, c'est le dopage numéro un  des gardiens de but, quel que soit le sport. Parce que ça agit sur la pupille et permet de préciser la vision, mais aussi parce que ça donne l'impression d'être dans une bulle, insensible à la pression du public. Il y a aussi un effet par rapport au stress inhérent à l compétition. dans ce cas, on fume la veille d'un match. Et la pratique n'est pas récréative mais réfléchie à l'approche d'une échéance. enfin et paradoxalement, fumer un joint permet de courir vite, et ce type de dopage est utilisé dans le sprint, car il améliore le relâchement musculaire et donc l'élasticité du muscle.

 

==> En quoi fumer un joint est-il de la triche pour faire du sport ?

 

    Essentiellement, car le cannabis remplit deux des trois critères du CIO, et maintenant de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA). Il est nocif pour la santé et contraire à l'éthique du sport. Reste le troisième élément, l'amélioration de la performance, qui est plus problématique à dégager. L'expérience du numéro vert nous montre bien que c'est le cas. Dès lors qu'il y a un objectif de compétition, une " dose étudiée ", il y a dopage.
Ensuite, le cannabis est surtout un problème pour les adolescents sportifs en filière de haut niveau, car il est détectable longtemps après la consommation. Et que pour le coup, il n'y a forcément une démarche dopante.

 

==> L'image d'un " Rugby sport différent " est donc un mythe ?

 

    Le rugby n'est pas plus épargné que le bowling, le tir à l'arc ou la pétanque. mais on recherche moins le dopage dans ce sport que dans le cyclisme et l'athlétisme. Le professionnalisme est évidemment un facteur aggravant. Désormais, on se dope plus pour améliorer sa performance, mais pour se maintenir à un niveau de performance, et cela devient de plus en plus dur avec les multiplications des compétitions.
C'est vrai que le rugbyman peut se servir de l'effet dé-inhibant du cannabis. On a eu des témoignages soulignant des sentiments d'invincibilité : "Ça me permet de ne pas avoir peur " ou encore " Je peux rentrer dedans plus facilement ". mais le problème des compléments alimentaires est bien plus préoccupant que celui du cannabis dans le rugby. tous les rugbymen professionnels utilisent ce type de produit qui, une fois sur cinq, contient des produits dopants. Souvent, ils ne le savent pas et c'est pour cela que nous avons mis en place une gamme complète de compléments alimentaires garantis sans doping.

 


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Parti III : le Cerveau et l'Organisme

    Dans cette partie de notre sujet qui est de présenter les effets du cannabis sur le cerveau et le corps, nous allons nous demander si cette substance est réellement dopante. Pour cela nous allons montrer dans une première partie comment le cannabis agit sur le cerveau. Dans une deuxième partie nous allons montrer quels sont les véritables effets du cannabis et aussi ce que recherche un sportif en absorbant cette substance.

 

I. L'action du cannabis sur le cerveau

 

 A. Fonctionnement du cerveau sans cannabis

 

    A l'intérieur du cerveau, les informations circulent sous forme d'activités électriques, appelées influx nerveux ; elles cheminent des dendrites au corps cellulaire, où elles sont traitées, puis du corps cellulaire à l'axone.

 

Pour passer d'un neurone à un autre, l'influx nerveux se transforme en message chimique sous forme de substance sécrétée par le neurone, le neuromédiateur.

 

Dans le cerveau il existe différents neuromédiateurs (la dopamine, la sérotonine, l'acétylcholine...) qui se lient à des récepteurs spécifiques. Le neuromédiateur traverse l'espace situé entre deux neurones, la synapse.

 

Voila comment dans le cerveau n'ayant pas subit de modification dû à une substance que les informations sont transmises.


 B. Fonctionnement du cerveau avec cannabis.

 

    Avant tout,  ce qu'il faut savoir c'est que les substances n'agissent pas toutes de la même façon sur les neuromédiateurs.

 

- Certains imitent les neuromédiateurs naturels et donc se substitues à eux dans les récepteurs : La morphine par exemple s'installe dans les récepteurs à endorphine.
- Certains augmentent la sécrétion d'un neuromédiateur naturel : la cocaïne par exemple augmente la présence de dopamine dans la synapse.
- Certains bloquent un neuromédiateur naturel : par exemple, l'alcool bloque les récepteurs appelés NMDA.

 

Intéressons nous maintenant à notre sujet principal : Le Cannabis.

 

    Il existe dans le cerveau des récepteurs naturels qui fixent le THC, principe actif du cannabis. Ceux-ci sont concentrés dans plusieurs zones cérébrales correspondant  à différentes activités mentales qui se trouvent alors perturbées par le cannabis.

 

    Le Cannabis entraine une faible libération de dopamine selon un mécanisme que les scientifiques étudient encore en ce moment. Les récepteurs cannabinoïdes sont présents en forte densité dans le système Limbique.

 

    On voit donc que le  cerveau, en présence de cannabis, se trouve perturbé par deux raisons:

 

- Tout d'abord, il est perturbé au niveau des activités mentales à cause d'une fixation du THC dans ces zones.
- Et dans une autre mesure, les messages circulent beaucoup moins vite dû à une faible libération de dopamine.

 

II. Les Effets du cannabis sur tout le corps Humain.

 

 A. Quels sont les véritables effets du cannabis ?

 

    En réalité, le cannabis agit sur tout le corps humain, autrement dit :

 

    - Sur le corps. Il y a un affinement des perceptions sensorielles (odorat, ouïe, goût). Il permet une décontraction, lourdeur des membres, calme et fatigue. A haute dose, l'individu a des difficultés de concentration pouvant entrainer des accidents de travail et de la route. En réalité, fumer le cannabis a des effets sur la capacité de performance et la santé.
    - Sur le psychisme. La plupart du temps, la consommation accentue encore l'état d'âme actuel de la personne concernée. L'individu a une humeur gaie, décontractée, et insouciante, désinvolture agréable, état de détente, qui peut se transformer en stress et dépression. Il y aura une dépendance en cas de consommation non contrôlée.
    - Sur le comportement social. Il y a une sorte de communication entre consommateurs dans une ambiance détendue, caractérisé par des jeux de mots. Il y a une tendance à une certaine indifférence à l'égard des personnes de l'entourage en cas de consommation régulière à haute dose pendant une durée prolongée.

 

    Mais il y a d'autres effets catastrophiques tels que l'usage nocif. C'est une consommation capable d'entrainer des dommages physiques, affectifs, psychologiques ou sociaux. Cela entraine des risques pour la santé avec une détérioration de l'état physique, la complication de certaines maladies, voir même de décès prématurés. Cet usage nocif entraine des risques aussi pour la vie quotidienne. Son usage peut occasionner un danger, entrainer des dommages pour soi et pour les autres.


 B. Quels sont les effets recherchés par un sportif ?

 

    Après avoir décrit tous ces aspects d'une consommation du cannabis, on pourra se demander si le cannabis à véritablement des effets dopants. Quel effet attribue-t-on au cannabis lorsque celui-ci est utilisé consciemment comme un moyen de dopage ? Le cannabis donne-t-il des ailes à celui qui le consommes ou, au contraire, les lui rogne-t-il ?

 

    En réalité, cette substance peut améliorer indirectement la performance : elle a un effet calmant avant le départ lorsque l'athlète est hypernerveux. Le sportif se sent ainsi beaucoup plus détendu, il concourt sans pression et augmente ainsi sa performance. Cette substance a un effet relaxant après la compétition. Utilisé de la sorte, le cannabis est un dopant qui permet de normaliser le psychisme. Consommé régulièrement, il se révèle toutefois nuisible à la capacité de performance et de motivation.

 



    En conclusion, le cannabis peut avoir deux fonctions. Une qui agit principalement sur les jeunes et qui est principalement consommée dans le but de se sentir dans un état d'euphorie. Le cannabis peut également être consommé chez les sportifs dans le but d'y trouver un produit dopant.

 

    Seulement, il faut néanmoins se méfier de cette substance qui peut entrainer de forts problèmes cérébraux et la mort dans le cas d'un usage nocif.

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Conclusion

        Pour conclure, nous pouvons insister sur le fait que les sportifs qui se dopent, le font par besoin d' "exister", de se dépasser, de se montrer meilleur que les autres, de gagner, et ceci que ce soit au niveau du quartier, du club, dans les compétitions les plus modestes ou les plus grandes épreuves internationales. Le Dopage peut constituer pour quelques sportifs une quasi nécessité professionnelle. Mais pour le sportif, une consommation régulière de cette drogue peut se terminer par des dégâts graves, voir irréversible sur l'organisme, notamment dans le cerveau.

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